HTP reportage ! Tous les autres jours aussi…

Retour sur la journée du 8 mars à Hautepierre. Une création stéréophonique pour les deux oreilles, sorte de documentaire-fiction cherchant à affirmer la place des femmes fortes dans notre quartier et de comment elles luttent chaque jour contre les idées reçues, le plus souvent véhiculées par les médias nationaux…

À écouter au casque pour expérimenter une écoute mouvante !

Avec les voix de Malika, Ragi, Coline, Saadia, Geneviève, Zeyneb, Audrey, Emma et Pauline,

des enregistrements d’ambiance de l’ensemble de la journée du 8 mars 2019 à Hautepierre, ou comment illustrer une convergence des luttes avec : l’Association culturelle des afghans de Strasbourg, Femmes d’ici et d’ailleurs, l’association Vidyalaya, SOS Femmes Solidarité, le CSC Le Galet, Femmes actives, Allez les filles, Femmes égalité, Table & Culture et Tamoulcholaï,

des échantillons d’archives issues de l’INA « Prêts pour le mariage ? », 1964 et «Pour ou contre les femmes en pantalon ? », 1973

et un échantillon du titre Queen de Art&Miss, Collectif de zouzes à plumes strasbourgeoises. Ici, un lien vers la page de téléchargement de leur premier album !

Un documentaire-fiction d’Emma Wehrlé et Mélody Claudon produit dans le cadre du festival « Réenchanter mon quartier » II organisé par la Cie 12:21 les 13, 14 et 15 juin 2019. Avec la complicité d’Audrey Hoffmann et de Pauline Desgrandchamp.

Zeyneb Chouaieb, artiste & interprète, femme d’ici et d’ailleurs.

> Et c’est quoi déjà un docu-fiction?

Le documentaire radiophonique permet à l’auditeur la découverte d’un sujet via une narration sonore.  Le format et la durée varient fortement en fonction des contextes de diffusions, mais ce type de production implique à la fois de la créativité, de la recherche de terrain, ainsi qu’un temps d’écriture autour de l’oralité.

 Il peut être journalistique, artistique ou les deux à la fois. La notion de docu-fiction permet surtout aux auteurs un travail de fond et des questionnements pointus établis objectivement qu’ils vont traduire aux auditeurs comme si ils racontaient une histoire. L’apport de la fiction devient alors primordiale pour tendre la main de l’écoutant, lui permettre de fermer les yeux et de l’accompagner à s’immerger dans un recueil fantasmé du quotidien et prendre de la distance.

Finalement, que nous raconte le réel ? Qu’est-ce-que la subjectivité et l’objectivité? Comment un sujet peut changer en fonction de qui le raconte et comment un documentariste peut-t- il influencer le sujet qu’il aborde par sa seule présence ? Qu’est-ce que la notion de point de vue et de manipulation sonore ? En quoi participer à l’écriture d’un docu-fiction engage une initation à l’oralité et aux manières de poser sa voix ?