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HTP 6.0, la radio du collège Érasme et du lycée Marcel Rudloff !

Depuis septembre 2019, une vingtaine de collégiens et une trentaine d’élèves en seconde élaborent chacun de leur côté des manières sonores de se rencontrer,

-portrait sonore de chacun des participants, envoyé par email aux autres…
-questions-réponses entre chacune des parties pour mieux cerner le rapport entre la troisième et la seconde…
-vote collectif pour décerner des prix à partir des portraits sonores, celui de l’originalité et celui du travail de montage.

Retour avec ce podcast, trace de la première émission radio qu’ils ont organisés le 17 octobre 2019 au collège Érasme :

une après-midi avec une cinquantaine de collégiens du  College Erasme  et lycéens de  Lycée Marcel Rudloff qui se rencontraient pour la première fois au travers d’un plateau radio entre jeunes,

Une expérience test-erreur de l’outil radiophonique, qui nous a tous permis de vivre la condition de direct et mieux comprendre comment ça fonctionne…

La suite le 9 avril 2020, avec un nouveau plateau en direct du lycée Marcel Rudloff, le temps pour les équipes de s’initier à la création de fictions, à la réalisation de micro-trottoirs et d’interviews et à l’écriture journalistique avec Ophélie Gobinet, journaliste à Rue89 Strasbourg pour construire le conducteur de cette future émission,

bref, on a hâte !

Préparation du plateau :

Les élèves de la 3ème C et de la seconde générale 1G6 avec l’aide d’Anne Diener, Sylvaine Louis, Pauline Desgrandchamp, Grégoire Zabé, Audrey Hoffmann, Kévin Béclié et Estelle Mauranne dans le cadre d’un accompagnement éducatif – soutenu par le CLEMI.

HTP Style ! Culture(s) et création

Dans le cadre de la restitution de la web série « Au pied d’ma tour » et de la soirée « Urban projects », HTP radio a installé un plateau radio au studio de Hautepierre samedi 14 décembre pour revenir sur les processus de création de deux projets portés par des membres actifs de HTP radio depuis un an et demi : l’émission « J’irai manger chez vous » et la web série « Au pied d’ma tour ».

Les deux projets initiés par Elnara, Dylan, Ameur et Mikaïl ont été soutenus par la préfecture dans le cadre d’une collaboration entre la JEEP de Hautepierre, le collectif Horizome et la Maison des Ados de Strasbourg afin de contribuer à valoriser les jeunes talents de Htp.

À l’écoute ici, le podcast faisant trace des discussions autour des cultures et de la création, diffusé en direct de 17h30 à 18h30, avec Bernadette Nguyen et Ameur Brieg pour animer les débats :

Sujet 1 #J’irai manger chez vous

Retour sur l’expérience globale de cette émission récurrente entre les porteuses. On apprend à enregistrer, à interviewer et à monter… On apprend à découvrir des plats, des recettes de cuisines et tout simplement, on profite du moment présent de partage autour d’un repas entre générations…

Avec Elnara Memmedova, Sarah Bougrin, Waïla Cury et Mariama.

Sujet 2 #Au pied d’ma tour

Retour sur l’histoire de cette web série et son processus de réalisation avec les porteurs et les acteurs présents. Comment est née l’idée de ce projet, elle parle de quoi et pourquoi cette série? On en profite aussi pour parler de design sonore parce que c’est aussi le hip-hop qui est mis en avant par l’audio-visuel… On parle des ambiances sonores et des titres musicaux produits spécialement pour la web série…

Avec Mikaïl Baba, Vincent Viac, Serena Steger, Junior, Ridfauve et Sparrow.

Une émission animée par Bernadette Nguyen et Ameur Brieg, la Eley représente !

réalisation technique : Maylis Cerbelaud,

préparation de l’émission : Pauline Desgrandchamp et Waïla Cury.

Au pied de ma tour #5 ! Ameur Brieg

Depuis septembre 2018, HTP Radio accompagne en partenariat avec la Maison des Adolescents de Strasbourg, Eclipse production dans la réalisation de la web série Au pied d’ma tour, retraçant les épopées de trois camarades de quartier se rêvant de percer dans le monde du hip-hop…

> Rencontre radiophonique avec Ameur :

Ameur est l’un des membres actif de htpradio, co-porteur avec ses amis Mickaïl et Dylan, de la web série « Au pied dma tour », s’amusant ainsi à détourner notre format d’émission autour de la valorisation des personnalités fortes du quartier en une série vidéo qui sera bientôt diffusée sur youtube…

Retour en podcast sur l’histoire de ce beau projet :

  • Son âge : 18 ans
  • Son blase :  Ameur
  • Son style : Sa simplicité
  • Sa spécialité : Créatif et tenace, je lâche pas l’affaire !
  • Sa devise : « Il faut croire en ses rêves. Si on veut, on peut »

Ici, un épisode de Golden Moustache, une web série originale sur youtube, qu’Ameur avait envie de nous partager parce que l’épisode est critique vis-à-vis des codes du hip-hop entre hier et aujourd’hui :

Et pour suivre le projet sur les réseaux, direction la page Instagram dédiée !

> Et la web série, elle en est où?

Depuis le mois d’octobre, après onze versions du scénario maintenant terminé, le tournage des scènes intérieures suit son cours au studio M33, à la Meinau. Les trois acteurs, RidFauve, Junior et Sérena, ont travaillé sur la production musicale d’un freestyle spécialement créée pour la série, dans le studio personnel de Moxxx du HTP Gang.

Le tournage en extérieur, reporté une première fois faute de pluie, s’est déroulé le samedi 9 novembre, maille Éléonore, au pied de l’immeuble d’un des jeunes porteurs. Maintenant il reste à travailler le derushage et finaliser le montage vidéo…

Big up à Dylan, Mickaïl, Ameur et toute la fine équipe qui gravite autour du projet !

> Affaire à suivre ?

Sortez votre agenda ! Le 14 décembre, de 17h à 22h, Dylan, Ameur, Mickaïl, Horizome, la JEEP et la Maison des Adolescents organiseront au studio de Hautepierre la soirée de lancement de la web série. Ce sera l’occasion pour HTP Radio de proposer un plateau en direct tourné autour du processus de création de la web série Au pied dma tour et de l’émission J’irai manger chez vous.

HTP sur les trottoirs ! Les 50 ans du quartier

Cette année, il paraîtrait que le quartier va fêter ses cinquante années de vie… Wouah 1/2 de siècle, c’est impressionnant… Les partenaires associatifs du quartier avec l’aide de la direction de proximité de Hautepierre, sont donc en train de penser à l’organisation d’un événement spécial. Pour mieux organiser un format qui ressemble aux envies habitantes, HTP Radio est allée dans la rue proposer un micro-trottoir spécial « Et si c’était à nous de l’organiser, qu’est-ce-qu’on ferait? »

Les premières réponses sont disponibles à l’écoute via ce podcast :

Au final, pour l’instant les envies proposées parient sur une grande fête pour allier tout le quartier, à la plaine des jeux ou sur une place, avant les périodes estivales de vacances ou avant l’hiver, avec une déambulation par mailles pour aller chercher ou récupérer les fêtards de HTP ! De la musique et de la cuisine, de la solidarité et l’envie de se rassembler… Et des manières de valoriser les richesses et les caractères multiple de Hautepierre…

Et vous, alors? Une idée spécifique, une envie particulière? Envoyez-nous vos idées par mail à hello@htpradio.org

> Les 50 ans en 50 heures !

C’est le CSC Le Galet qui coordonne la préparation de l’anniversaire des 50 ans. Pour l’instant, l’idée première est de proposer un week-end spécial afin de fêter les cinquante années de vie de Hautepierre en cinquante heures de festivité : ateliers artistiques, cuisine collective et musiques vont rythmer les journées et les soirées !

Vous voulez participer à la programmation des festivités ou alors venir donner un coup de main durant l’anniversaire? Contactez-nous par mail à hello@htpradio.org

Radio Comptoir ! Le chantier participatif de l’Odylus

D’avril à juin, le collectif Horizome, également porteur du projet artistique, préparait avec l’association l’Étage, les lieux du commun au sein de l’Odylus, une ancienne aile de la clinique Saint-Odile dans le quartier de Neudorf transformé durant 18 mois en une résidence d’accueil et d’hébergement à destination de familles et personnes isolées.

Ainsi, un premier grand chantier ouvert fut préparé au mois de mai et mené vaille que vaille par Horizome avec l’aide de plusieurs résidents de l’Odylus et de cinq étudiants qui avaient embrassé la cause. Big up à Joséphine, Claire, Laurine, Yao et Léo!

Des personnes de l’extérieur et quelques voisins les rejoignirent pour donner un coup de main à la pâte malléable qu’était l’Odylus en ces débuts tâtonnants. Louis, Laetitia, Sabrina…,

Retour avec ce podcast liant petites interviews, ambiances sonores et création binaurale, permettant de garder trace des tous premiers moments passés à l’Odylus…

Et si vous voulez plus d’informations sur le projet Odylus, direction le blog dédié !

HTP explore ! les balades à l’oreille

Dans le cadre des Journées Européennes de l’Architecture 2018 autour de la thématique ENSEMBLE, le collectif Horizome, associé au festival Exhibitronic et à la JEEP, a proposé d’expérimenter en commun l’architecture percutante de la maille Catherine au travers de deux balades à l’oreille dans le quartier, les 5 et 10 octobre 2018.

 

HTP Radio a notamment participé au projet en produisant spécialement pour l’occasion une phonographie augmentée d’un freestyle in situ. Avec 17 Binks, Cobra et Kesko & la classe des percussions de Strasbourg, Tim Hanquet et Simon Journet. À la production Léo Paulen et Pauline Desgrandchamp.

 

En écoute ici Freestylers : (ATTENTION, ÉCOUTE PRIVILIÉGIÉE AU CASQUE)

 

Et en écoute là, une restitution radiophonique d’une des deux balades, signé Dimitri Madi, volontaire en service civique à HTP Radio.

 

> C’est quoi une balade à l’oreille?

Il s’agit d’une promenade physique selon un trajet défini permettant de se focaliser sur les paysages sonores, en jouant à la fois entre des sons ambiants, des percussions augmentées ou encore des enregistrements sonores, pour raconter autrement les richesses d’un territoire urbain. C’est aussi un moyen de tester ce que l’on nomme un « urbanisme sonique » qualifiant les espaces urbains avec la musicalité des matériaux trouvables sur site et une démarche empathique, à l’écoute des usages des lieux.

Autrement dit, c’est permettre au travers de la « narration sonore en marche », puisque la balade en sons met en action le corps écoutant, de raconter un récit spécifique aux lieux environnants : une sorte de réalité alternative et immatérielle, en 3D, de se qu’il se passe à Hautepierre. Les paysages sonores réels se confondent avec les sons percussifs de Tim et Simon. On joue également entre des sons enregistrés, ( cf. le freestyle) et des sons percutés en direct, permettant au final de mettre en scènes la maille Catherine selon le jour et la nuit.

 

> Ça sert à quoi au final ce type de pratique?

Afin d’appuyer un concept clé dans la notion de fabrique urbaine participative, il s’agit ici d’insister à populariser la compréhension sensible et émotive d’un territoire, fondée autour de la compréhension sensorielle plurielle et divergente de chacun de nous, corps sensibles et habitants de Strasbourg. L’alterité se voit ainsi qualifiée et matérialisée en données de terrain, participant dans le même temps à affirmer la constitution de diagnostics territoriaux plus incarnés vis à vis d’un territoire.

Ce travail fait partie d’une recherche en cours au sein du laboratoire ACCRA de l’Université de Strasbourg, porté par Pauline Desgrandchamp, rédactrice de HTP Radio.

Plus d’informations sur stras-sphere.org

 

> Une expérience partagée et donc partageable !

Voici ici une première synthèse du trajet vécu, rédigée à partir du débrief partagé entre les présupposés des concepteurs et les retours d’expérience de chacun des expérimentateurs empiriques :

 

#Scène 1 : mise en écoute du corps – avenue Cervantès 

Les expérimentateurs fonctionnent en binôme, un pour guider, l’autre masqué, ils avancent dans une marche sonore méditative et territoriale à la fois, dessinant mentalement un trajet imaginaire et sensible de l’environnement présent. Le paysage ambiant est marqué par une pluralités de plans sonores, entre sons de circulations piétonne, automobile et passage du tram. C’est également l’espace-temps de conditionnement de l’expérience sensible pour l’expérimentateur masqué, qui doit s’habituer petit à petit à s’orienter au travers de ses autres sens. Selon les profils, certains ont noté une angoisse forte car perdus tandis que d’autres se rassuraient de suivre les voix de la circulation (différents plans sonores reliés comme le son du tram, voiture, vélos)

 

#Scène 2 : trajet  – allée Charles Perrault

L’utilisation d’une pattern musicale, construite à partir de pièces de monnaie disposées sur les rails du tramway, va donner le top départ des percussions métalliques, avançant dans l’allée Perrault, à coup de bois et de tuyaux.

Ce qui permet également aux expérimentateurs de mieux distinguer les masses architecturales présentes sur place. De nuit, l’un remarque des effets de distance très nets, une autre des effets d’échos amplifiés selon la position du corps écoutant vis à vis des matières résonantes. D’autres étaient  concentrés sur les matières traversés au sol, leurs pieds devenant un outil de ressentis supplémentaire à leurs oreilles. De jour, plusieurs personnes ont noté un effet de distance entre les bruits ambiants et les ajouts de ceux des musiciens. L’une a parlé d’effet de brouillage quant aux sons percussifs, la dérangeant dans l’écoute du paysage ambiant.

 

#Scène 3 : freestyle augmenté – place Flaubert

Un paysage sonore peut aussi se comprendre comme totalement fictif, créé par la manipulation de l’enregistrement. Ainsi, pour insister sur l’aspect immersif du sonore, HTP Radio a testé pour enregistrer les plans, un microphone assez particulier, appelé BINAURAL, permettant de simuler une écoute 3D.

La bande sonore propose en son sein deux plans distincts, transformant des espaces-temps hautepierrois particuliers. L’un concerne l’enregistrement des percussions de Tim et Simon place Flaubert, maille Catherine. L’autre concerne le freestyle de Cobra et Keska devant la CAF, à la Eley. Les percussionnistes jouaient en IN et en OFF, la plus part des expérimentateurs se sont d’ailleurs amusés à vivre une immersion spéciale en doutant de cette fine limite entre réalité et hologramme sonore.

 

#Scène 4 : résonances architecturales – parc Simbad

La marche reprend son cours pour s’avancer petit à petit en coeur de maille, espace architectural autant détonant que respirant… Les percussionnistes dessinent alors une fabrication percussive de l’espace : le parc pour enfant devient un instrument transformant les murs des immeubles en caisses de résonance.

Les gamins aux alentours sont intrigués et excités par ces résonances, les aveugles sont immergés, difficile de déceler les frappes des échos, surtout de nuit. En journée, moins de remarques et plus de compréhensibilité des effets sonores présents. Ce qui permet de proposer cette hypothèse : les temporalités jour/nuit auraient alors un rôle important en tant qu’empreintes de ressentis et d’émotions.

Sorte de final pour les deux musiciens, la partition proposée évolue en des frappes de plus en plus fortes et précises, insistant à affirmer une musicalité métallique pour saisir autrement l’urbanisme spécifique de ce coeur de maille. Un expérimentateur masqué a ainsi été marqué par son souvenir auditif : quelques minutes après l’arrêt des musiciens et avant d’enlever son masque, il continuait d’entendre les percussions de manière mentale pour en dessiner une image plus précise de l’urbanisme local.

 

#Scène 5 : visite sonore – jardin du coin

À la tombée de la nuit, les écarts de température entre des espaces plus minéralisés en frontières de maille et l’avancée en coeur de maille se sont fait ressentir intensément. En journée, comme l’a fait remarqué une des expérimentatrice masquée, il s’agissait plutôt de repérer les ombres portées des bâtiments à partir de la lumière du soleil sur la peau du visage.

L’entrée dans le jardin, vert et dense, était marquée par l’humidité et les odeurs. Quelques sons d’insectes jusqu’alors inédits, puisqu’impossible de se trouver là (le son d’une cigale, d’une libellule ou encore d’un coq) se sont fait entendre, perturbant le paysage sonore local… Une autre manière de symboliser les petits habitants du jardin, bêtes et autres insectes issus du compost ! En journée, pas de sons ajoutés mais une visite des plantations avec un des animateurs du jardin…

 

Conclusion collective autour d’un pot convivial permettant à chacun, expérimentateurs et concepteurs de partagés leur retour d’expériences.

 

 

HTP style ! plateau radio spécial « Droit à la ville »

Dans le cadre des 50 ans de l’ouvrage du marxiste Henri Lefebvre « le droit à la ville », HTP Radio participe au projet PRENDRE PLACE porté par l’INSA et l’Université de Strasbourg sur l’année 2018-2019 en installant son plateau radio au 48 boulevard Lafontaine, maille Éléonore le samedi 20 octobre.

Un plateau radio spécial « Droit à la ville » avec trois thématiques abordées : #HABITER #S’INSTALLER et #ACCUEILLIR, disponible en podcast ici

 

 

L’action proposée, en plus de discuter de cette thématique, s’inspire de ce concept pour penser sa forme, en prenant place dans le hall d’immeuble du 48 afin de clôturer l’exposition « Espace commun, espace d’accueil » dans le cadre des journées de l’architecture 2018. C’est également l’espace et le temps d’interroger notre droit à la ville en fonction du quartier dans lequel on vit.

 

48 boulevard Lafontaine, Eley, 20 octobre 2018

Plateau 1 (47 minutes)

#HABITER

Avec Emma Wehrlé volontaire en service civique mutualisé Horizome et Bretzselle, Lyes Laifa architecte référent de projet pour Horizome, Marguerite Zouatine, habitante du 48 et membre du CA de Horizome et Michael Labbé, maître de conférence en philosophie à l’université de Strasbourg, porteur du projet Prendre place.

 

Retour sur la pensée de Henri Lefebvre, 50 ans après… Qu’en est-il aujourd’hui en terme de mouvement social ? Un droit à la ville différent selon le quartier habité? C’est quand qu’on descend dans la rue pour tout casser?

 

Plateau 2 (28 minutes)

#S’INSTALLER

Avec Thierry Ramadier, chercheur CNRS en psychologie environnementale et membre du laboratoire SAGE, CNRS et université de Strasbourg, Malka Attia Goerger et Waïla Cury, éducatrices en prévention spécialisée à la JEEP Hautepierre.

 

Le squatte à Hautepierre, une position politique affirmée ? La fonction de la rue, de son usage à son appropriation… Quelle place pour des initiatives et de manières générales pour les jeunes à Hautepierre ?

Plateau 3 ( 1heure)

#ACCUEILLIR

Avec  Mohamed Erramami, de l’association Par enchantement et habitant de la Herrade, Koenigshoffen,  Kevin Clémenti de l’association Makers for change et doctorant au laboratoire SAGE et Pascal Charpentier, directeur de CUS habitat Hautepierre et habitant du quartier.

 

Les quartiers populaires, des quartiers accueillant, sorte de refuges pour les nouveaux arrivants? Les forces des communautés dans le quartier… Et ailleurs, que se passe-t-il? Retour sur l’initiative du petit village de Riace, au sud de l’Italie. 

 

Une émission animée par Yann Coiffier, urbaniste social, co-référent du collectif Horizome et Syamak Agha Babaei originaire de Hautepierre, docteur urgentiste, conseiller municipal et vice président de l’Eurometropole en charge de la politique de l’habitat et de l’hébergement. 

 

Réalisation : Maylis Cerbeleaud, de Radio Rhino
Post-production : Marie-élodie Savary du DSAA In Situ Lab et Pauline Desgrandchamp, référente du projet HTP Radio
Coordination générale : Pauline Desgrandchamp et Waïla Cury, de la JEEP

 

HTP Radio remercie chaleureusement l’ensemble des invités ainsi que les habitants du 48 qui nous ont accueilli en bas de leur immeuble.

Un remerciement spécial à Jean Suss de l’association Ithaque et Barbara Morovich, chercheure en anthropologie et fondatrice de Horizome, d’avoir accepter de répondre à nos questions et de prêter leur voix à nos PAD.

 

HTP reportage ! la réouverture de la piscine

Depuis le début de l’été, la piscine de Hautepierre a réouvert ses portes après cinq années de grands travaux. En mars dernier, HTP Radio se rendait en avant première à la visite de cet équipement faisant peau neuve, organisée par la direction de Proximité Hautepierre et la direction des Sports de l’Eurometropole de Strasbourg.

 

En écoute ici, une narration originale  signée Marie-Elodie Savary, étudiante en DSAA In Situ Lab, en stage actuellement chez HTP Radio!  Un reportage entre bruits mécaniques _traces des travaux encore en cours à l’époque_ et sonorités aquatiques _sortes d’empreintes identitaires des lieux_

 

Merci à Sophie et Fiona, volontaires en service civique, pour les prises de sons!

> C’est quoi les changements notables ?

Mise en service en 1987, la piscine de Hautepierre a fermé ses portes à la fin de l’été 2015 pour les réouvrir le samedi 7 juillet 2018.

Au programme de la rénovation :

-diminution du bassin intérieur afin de faciliter l’apprentissage de la natation,

-mise aux normes pour les personnes à mobilité réduite et accessibilité aux familles,

-réfection des vestiaires qui deviennent mixtes,

-création à l’extérieur d’un bassin nordique ouvert toute l’année.

 

Pour retrouver les horaires et informations supplémentaires > cliquez ici !

 

Tout baigne à HTP?

> En quoi le récit permet-il de donner sens au reportage?

L’action de mêler récit et reportage peut être vue en deux temps. Le premier est selon le dictionnaire  » l’action de recueillir à leur source des informations d’actualité ou d’intérêt documentaire et de les relater directement, aussi objectivement que possible « , il s’agit là du reportage. On veut juste récolter le plus de données sans parti-pris artistique et presque le livrer tel quel. Dans un deuxième temps, il est possible de relier reportage et récit, cela se passe au niveau du montage des informations. Dès lors que l’on décide de garder ou de supprimer certains éléments, nous faisons des choix teintés de subjectivité. Ainsi, choisir de narrer un reportage, c’est se servir de ces éléments bruts afin d’en créer une histoire qui suit un fil conducteur et qui aura besoin d’autres sources sonores pour l’aider à raconter. C’est également insuffler des émotions que l’on veut faire ressentir à l’auditeur, afin qu’il fasse parler son propre imaginaire.

 

Ici, plus qu’une découverte de la piscine d’Hautepierre, nous vous proposons de vous laisser emporter aux bruits des vagues.

 

J’irai manger chez vous #1 ! au jardin du coin

Le jardin du coin, situé dans la maille Catherine, abrite le plus extraordinaire des fours à pains du quartier. Fabriqué avec de la terre cuite qui a séchée durant deux saisons, ce sont plusieurs jardiniers accompagnés de ZaïMo, artiste et jardinier et Clémence Ollier, étudiante en DSAA In Situ lab, qui ont réalisé cet objet traditionnel de la cuisine méditerranéenne.

 

HTP Radio a suivi tout au long de la saison du jardin, de mars à hier matin, les plats confectionnés par les jardiniers du coin. Des galettes de pain marocaines à la pâte à pizza, chacun(e) dévoile sa recette maison puis déguste en commun les plats tout juste sortis du four !

 

> En écoute ici, les recettes contées !

 

le four est activé !

préparation des pizzas – août 2018

> Vous aussi, vous avez envie de partager vos astuces de cuisine ?

Vous aimez la cuisine et partagez vos recettes et astuces, pourquoi ne pas le proposer de manière radiophonique ? Invitez HTP Radio chez vous, nous ramenons les courses !

 

Une émission midinale où l’on se rend chez des habitants pour apprendre à réaliser une recette de cuisine spécifique à la culture des hôtes. Il s’agit à la fois d’enregistrer la réalisation du plat, de demander une playlist musicale en lien avec le plat cuisiné ou la culture de l’hôte pour ensuite en composer un montage original.

Notre objectif,  relier recette de cuisine et souvenir personnel pour en tracer une histoire multi-culturelle radiophonique !

 

Une proposition de Karimène, Elnara et Pauline pour HTP Radio

 

HTP explore ! les paysages sonores des mailles

Jacqueline, Brigitte, Éléonore, Karine et Catherine, parlons-en avec les bruits ambiants ! HTP Radio explore les paysages sonores des mailles de Hautepierre.

crédits photo : Alexis Gunkel pour Horizome et l’ANPU

Scène #1 : Sons d’ici, à la Brigitte !

Ilona

Scène #2 : Place Jean Giono, à la Karine !

Pauline Desgrandchamp, Horizome

Scène #3: Le chant des immeubles, à la Eley !

Gaétan Groemer, Ensembles 2.2

Scène #4 : Le chant des sirènes, à la Jack !

Pauline Desgrandchamp et Yann Coiffier, Horizome

> Au final, c’est quoi un paysage sonore ? 

Le canadien Raymond Murray Schafer (1978), créateur du paysage sonore ou soundscape, le conçoit comme une composition de différents plans sonores évoluant au gré du moment, du milieu, du climat… en débordant du cadre de la représentation esthétique vers la perception multi-sensorielle. Il en différencie deux types : le paysage sonore vécu, celui qui se diffuse en réel et le paysage sonore fabriqué, celui qui est modifié, transformé, traduit par le designer pour construire un récit inédit.

Le paysage sonore, vécu et fabriqué, se décompose ainsi en différents plans à l’instar du paysage visuel (premier plan, arrière plan etc) tout en se saisissant comme une approche globale écologique. À l’inverse du paysage visuel, il ne se range pas dans un cadre, il en déborde. On dit d’ailleurs que “l’ouïe n’a pas de paupière” (CRESSON, 2013).

La notion de bruit en devient ainsi une possible représentation : émis par les autres, il est qualifié de nuisant ou de dérangeant puisqu’effectivement on ne le maîtrise pas soi-même. Conceptualiser un paysage en sons, c’est ainsi permettre de faire évoluer notre propre relation au bruit, compris dès lors en tant que trace, témoignage et identité de ce qui peut se dérouler dans un lieu ou un environnement spécifique.

> En quoi les bruits ambiants témoignent-ils des identités urbaines de HTP ?

L’écoute des paysages sonores des coeurs de maille (scènes #1 et #2) insiste à montrer la place publique comme le lieu d’échange et de rencontre dans le quartier. Que ce soit au travers des jardins partagés, des écoles aménagées en coeur de maille ou encore des événements estivaux organisés (comme la tournée Aracnima dans le petit bois de la Brigitte), les paysages sonores ambiants ont la particularité d’être relativement préservés de la pollution sonore. Cela s’explique d’abord par la configuration spatiale du maillage urbanistique de Hautepierre, laissant l’espace du coeur comme lieu de vie piéton.

Les paysages sonores fabriqués proposés (scènes #3 et #4) permettent quant à eux de traduire en musique ou en montage des utopies urbaines, à l’instar des projets de grands ensembles. Le chant des immeubles reproduit, par les fréquences trouvées sur place, une musicalité propre à la Eley alors que le chant des sirènes propose les bruits de travaux comme une sorte de chimère dénaturée et poétique, représentant la perte de la tour Buchner et de ses mémoires à la Jack.