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HTP sample ! Once upon a time… in Hautepierre

Dans le cadre des 50 ans de Hautepierre, HTP Radio a rencontré Joséphine, habitante du quartier depuis plus de 40 ans. Enregistré sur le parvis du CSC Le Galet dans la maille Catherine, plongez-vous dans l’ambiance du quartier et écoutez le récit de Joséphine qui retrace l’histoire de son lieu d’habitation, de ses débuts à aujourd’hui !

Un docu-fiction signé Marie-Élodie Savary.

Grâce à un jeu de ping-pong anachronique permis par la magie du montage, vous entendrez des voix d’antan répondre et participer à la narration de l’histoire de Hautepierre. Parmi elles : Pierre Vivien qui était l’architecte chargé de la construction du quartier, un éducateur de la cité de 1977 mais aussi un homme politique français bien connu…

> Sources utilisées : 

-Entretien avec Joséphine Hassouna, Marie-Elodie Savary, 20 août 2021.

-Reportage, Présentation et visite de la ZUP, Alsace actualités, 22.05.1970. https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/sxf01005140/presentation-et-visite-de-la-zup-de-hautepierre 

-Reportage, La fête à Hautepierre, Façon de vivre, 1997. https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/sxc01000630/la-fete-a-hautepierre 

-Journal télévisé, 20 heures le journal : émission du 23 Octobre 2002. https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/2136014001/20-heures-le-journal-emission-du-23-octobre-2002

Titre musical, Keny Arkana, Nettoyage au Kärscher, Entre ciment et belle étoile, 2006.  https://www.youtube.com/watch?v=8cmM8VC_FPc

Les oiseaux du quartier par le pouvoir du chat

Les histoires d’Hakim #1

Hakim Elhadouchi raconte l’histoire des moments passés au quartier, des bribes de souvenirs qui réapparaissent au détour d’une image, d’une odeur, d’un mot ou d’un son. C’est l’histoire également de jeunes de la maille Eléonore qui aujourd’hui sont devenus des pères de famille. C’est l’histoire d’une époque pour toute une génération d’enfants d’immigrés…

Dans le cadre d’une collaboration avec le studio LA ruche et HTPRadio, voici le premier épisode des histoires de Hautepierre, mis en musique par le beatmaker Amine :

HTP en 1975, par Frédéric Luckel

HTP explore ! La place politique des femmes

Entre avril et juin 2021, Sarah Bordel, étudiante en master design projet à l’Université de Strasbourg, a réalisé un stage au sein de HTP radio afin d’interroger par l’outil radiophonique la place politique des femmes et leur rapport à l’espace public strasbourgeois, objet de son mémoire de fin d’étude intitulé « Un ville pour tou·te·s ? »

C’est avec les voix de Geneviève Manka, Fleur Laronze, Barbara Morovich, Maryame Tinani et la complicité de Pauline Desgrandchamp et Hélène Humbert que vous allez découvrir à travers ce podcast à quel point le fait d’être une femme nous engage au quotidien.

Enregistré ici et là dans l’espace public strasbourgeois afin de pouvoir se l’approprier en tant que femme ou dans des lieux eux-mêmes engagés, cet épisode révèle aussi bien la force, l’empathie et l’engagement chez ces femmes, tout autant de qualités qui les aident à se battre et s’exprimer au quotidien contre les inégalités.

> Sources utilisées :

-entretien avec Geneviève Manka, maille Karine, Hautepierre, 17 mai 2021,

-entretien avec Fleur Laronze, Perestroïka, quartier Gare, 22 mai 2021,

-entretien avec Barbara Morovich, , Wagon souk, Koenigshoffen, 28 mai 2021,

-entretien avec Maryame Tinani, Perestroïka, quartier Gare, 8 juin 2021,

-un extrait d’archives de l’INA « Etre une femme, c’était mieux avant ? » 1983, https://www.youtube.com/watch?v=twmc-ndLTWs

-un passage du livre Rêver l’obscur, femmes, magie et politique de Starhawk (1997). Lecture : Sarah Bordel.

-un passage du livre Un féminisme décoloniale de Françoise Verges (2019), éditions La fabrique. Lecture : Hélène Humbert.

-un extrait du titre #Balancetonporc de Chilla. https://www.youtube.com/watch?v=QYAYnGu_iaw

Bonne écoute 😉

> Une ville pour tou.te.s ?

 » Cet exercice de recherche s’ancre dans un sujet d’actualité, le harcèlement de rue. Il questionne et fait état d’un espace public genré et déconstruit des schémas afin de pouvoir évoquer des réponses qui permettent une meilleure inclusion de tou.te.s dans la ville. C’est donc en faisant cet exercice de remise en question que l’on arrive à dénoncer des comportements tels que le harcèlement de rue.

J’invite donc les lect.eur.rice.s de ces lignes à requestionner leurs privilèges dans l’espace public pour qu’iels puissent se rendre compte du problème et protester contre.

Ce mémoire est un travail ancré dans le féminisme, un féminisme inclusif comme il est important de le rappeler mais aussi critique de part sa vision de la société. Il se construit autour de ces notions. Aujourd’hui les combats féministes sont d’actualité, pourtant l’accès à l’espace public continue d’être inégal en fonction du genre. Mais de plus en plus de femmes en ont marre de toujours se retrouver au second plan, leur condition qu’on leur a toujours donnée ne leur convient plus, elles veulent une égalité femmes/hommes, aujourd’hui elles veulent se battre.

Ce mémoire m’a permis en tant que femme et féministe d’en apprendre d’avantage sur les conditions actuelles des femmes et ce qui a pu nous mener ici, car depuis aussi loin qu’on puissent en parler, les hommes ont toujours diriger la société. J’ai pu mieux comprendre comment sociologiquement parlant, avant de se manifester par l’urbanisme des villes, les femmes ont été rangées dans une case qu’elles ne sont jamais censé quitter sous garde de se faire traiter d’hystérique (car c’est bien connu seul les femmes le sont). Et c’est par ce statut que, parallèlement, la société s’est construite sans elles, dirigés par des hommes pour qui le seul rôle des femmes étaient de lui donner tout son intérêt, de le valoriser, de s’occuper de sa progéniture et en plus d’être toujours parfaite à ses yeux. Depuis toujours les villes sont donc difficilement ouvertes aux femmes, elles ne reflètent qu’un sentiment de gêne, d’espace de transition, de peur, mais aussi de soumission aux regards des hommes. Ainsi le harcèlement de rue découle de cette perpétuelle “entourloupe” qui a toujours appris aux hommes qu’ils étaient au centre de la société, qu’ils dominaient l’espace public et que les femmes n’étaient que des objets de désirs à saisir au passage peu importe la manière.   

  J’ai pu à travers ce mémoire faire le constat que je connaissais déjà (en partie) à travers les privilèges des hommes et les chiffres qui sont là pour nous rappeler que ce n’est pas encore gagné et que le chemin va être long. Je pense que toi qui lis ça tu vas emprunter le même chemin que moi et te déconfir petit à petit au début de la lecture de celui-ci, mais c’est un passage obligé. C’est un passage obligé car il faut que tu sois assez remonté.e pour pouvoir premièrement encaisser parce que tu n’es pas au bout de tes peines mais aussi pour ensuite que tu puisse aussi percevoir une lueur d’espoir et que tu puisses te rendre compte du chemin déjà parcouru. Alors oui le chemin va être long mais j’ai pu constater à travers ce mémoire qu’en déconstruisant les privilèges des hommes et leur mise en place, on pouvait mieux appréhender et amener des solutions à des problèmes, qu’ils soient sociaux ou spatiaux. Aussi en prenant le points de vue d’une femme nous pouvons amener les personnes à utili – ser l’empathie en essayant de les mettre à la place de victime pour qu’iel puisse ressentir ce que pourrait ressentir une femme dans l’espace public ou quand elle subit su harcèlement de rue. C’est en changeant   ces points de vue que l’on permet à la population de se réveiller et d’être outré par cette réalité et qu’on peut espérer tendre à une égalité dans la conception de notre société et de l’espace public. Dans ce mémoire qui aborde un sujet très large et complexe, j’ai d’abord dû me pencher sur des questions sociologiques pour pouvoir m’armer correctement et pouvoir appréhender au mieux ce que j’allais pouvoir étudier. J’ai donc fait le choix de parler du point de vue sociologique dans un premier temps pour parler du commencement, comme l’invisibilisation des femmes, leur sous représentation, la domination des hommes, et j’en passe. J’ai donc pu étudier notre société ainsi que celle-ci perçue et appréhendée par les femmes. Comment pouvait se sentir une femmes dans notre société et surtout comment le faire comprendre avec des mots, mes mots, à un maximum de personnes. J’ai par la suite après avoir déconstruit cette notion, m’attaquer à son application dans le domaine du design. Étonnement je suis partagée entre un sentiment de fierté lié aux nombres de projet porteur des valeurs défendues ici que j’ai pu trouver; mais j’ai aussi été plutôt frustré qu’il y en ai pas plus, car ça me semble tellement logique et important. Mais au moins ces projets sont porteurs de valeur importante et permettent d’appréhender l’avenir avec un peu (mais vrai – ment un peu) plus de sérénité. Pour finir lors de mon travail j’ai pu y découvrir une notion du design que je connaissais vaguement, celui du design critique. J’ai pu l’étudier et ça a été une révélation pour moi lors de la conception de ce mémoire car j’ai pu voir qu’à travers les méthode et de constant re-questionnement du design critique, des possibles réponses pouvaient être apporté à des questionnement comme le mien, j’ai donc pu y trouver une possible réponse.  d’être une femme de nos jours. J’ai essayé de donner les cartes et les différents outils possibles afin de pouvoir déconstruire les privilèges et la société mise en place aujourd’hui. Car malheureusement ces sujets ne sont pas la priorité et comme on a pu le voir dans ce mémoire on a beau être nombreu.ses.x à vouloir du changement tant que les hommes ne sont pas près à nous écouter ça risque d’être long et compliqué. Heureusement des débuts de solutions et de méthodes émergent çà et là dans le monde afin de rendre au femme la place qu’elles méritent dans l’espace public pour des villes et un monde plus égalitaire car c’est la ville qui doit s’adapter aux femmes et non l’inverse.

Comme j’ai pu le dire il n’y a pas de réponse toute faite pour contrer le harcèlement de rue mais (comme ça a pu ressortir lors de mon questionnaire) pour beaucoup c’est une question d’éducation. Pour environ 54 % des répondant.e.s l’éducation sur ces sujets est remise en cause car faute de pouvoir l’étudier à l’école, chacun doit se construire seul en essayant de traiter les informations vraies ou fausses, légitimes ou ridicules. Se déconstruire et déconstruire la place des femmes dans notre société est une réponses et c’est à travers les exemples de designer et le design critique que l’on a pu voir que des solutions étaient possible pour faire en sorte d’adapter la ville afin que les femmes y retrouvent leur place, comme dans la société. Une telle déconstruction pourrait enfin permettre de mettre fin aux inégalités ce qui induirait la fin du patriarcat ainsi que celle du harcèlement de rue car aucune démonstration de pouvoir n’aura besoin d’être faite.

Tenter de déconstruire et re-questionner un espace dont nous avons toujours profité sans réellement se poser de questions permet de mettre en lumière des éléments qui ne sont jamais réellement visibles. Se poser ces questions c’est aussi permettre à ces espaces, la possibilité de s’ouvrir et de se redéfinir à travers le regard de ses utilisat.eur.rice.s. Être une femme dans l’espace public et prendre conscience de ces inégalités est déjà un grand pas pour faire en sorte que les choses changent. Il faut désormais s’ouvrir à de nouveaux horizons et méthodes afin de les comprendre pour agir au mieux par la suite. Le design critique est un axe à soulever en parallèle de ces questionnements car l’un et l’autre peuvent travailler ensemble afin de peut être envisager de nouvelles solutions durables et inclusives.  Alors comment le design critique peut-il servir à développer un design des villes inclusives pour les femmes aussi ? Car comme j’ai pu le montrer dans mon travail de mémoire, en prônant l’inclusivité et l’égalité on détruit le rapport de force qui régit les hommes et donc le harcèlement de rue. »

Sarah Bordel (2021), Une ville pour tou.te.s, mémoire de fin d’étude, master design projet, sous la direction de Nolwenn Maudet, Université de Strasbourg, 120p.

HTP reportage ! L’association Coup d’pouce

En juin dernier, Maryame Tinani, Louis Moreau-Avila, volontaires en service civique au sein de HTP radio, ainsi que Mathieu Klein, stagiaire éco-conseiller au sein du collectif Horizome sont parti à la rencontre de Majdelaine, Linda et Maxime, membres fondateurs de l’association Coup d’pouce qui vient d’ouvrir depuis peu une épicerie sociale et solidaire maille Brigitte.

Pour mieux saisir en quoi consiste leur projet, place à la discussion en toute convivialité :

Retrouvez Coup d’pouce au 55 rue Gioberti, 67200 STRASBOURG !

> C’est quoi une épicerie sociale et solidaire ?

Face à la diversité des situations de personnes concernées par la précarité alimentaire en France, de nombreux dispositifs institutionnalisés d’aide alimentaire se sont développés. Parmi eux, les épiceries sociales et solidaires se sont structurées autours d’un principe : proposer en libre-service des denrées contre une participation financière proportionnelle à la valeur des produits. Les personnes qui y sont accueillies ont ainsi un statut de consommateur autonomisé, c’est-à-dire qu’il a le choix du produit.

En tant que dispositif de lutte contre la précarité alimentaire, les épiceries sociales intègrent des enjeux importants : respect du principe de dignité des personnes, développement du pouvoir d’agir, offre alimentaire de qualité…

La charte nationale des épiceries sociales et solidaires permet d’identifier des structures qui se retrouvent dans un socle commun de critères ambitieux. Elle met en avant le libre choix des produits, la participation financière de la personne et l’enjeu de non-stigmatisation. Elle précise également que l’accès à l’épicerie est limité dans le temps et renouvelable, et que les conditions d’inscriptions sont transparentes et librement définies par la structure. Un accueil personnalisé et des temps collectifs sont proposés par des personnes formées à cet effet.

Cette charte repose sur un principe d’adhésion volontaire. Elle est réservée aux CCAS et CIAS, et aux structures habilitées à recevoir des financements au titre de l’aide alimentaire. Sa durée de validité est de 3 ans à partir de sa date de signature par le représentant légal de l’épicerie. Comme il est précisé dans son préambule, la définition ne saurait exclure toute initiative complémentaire, tant que cela ne dénature pas la charte.

> Pour vous rendre au local de coup d’pouce :

Direction maille Brigitte, au 55 rue Gioberti, 67200 STRASBOURG !

Ou appelez le 09 86 16 15 71

Radio comptoir ! Madeleine voit la vie en clash

Le 12 juin 2021, HTP Radio était présent à l’atelier de quartier de la Krutenau afin de tester un nouvel outil radiophonique : le ping pong débat !

Le principe : Une table de ping pong territorialisée de thématiques d’usages de la place Sainte Madeleine et un jeu d’échanges de services provoquant un battle au sein de l’espace public.

Retour avec ce montage sonore, mettant en avant la place des jeunes et des sports de loisir, avec l’association des habitants de la Krutenau (AHBAK) et le Centre socio-culturel CARDEK.

Une création sonore de Pauline Desgrandchamp dans le cadre de la réalisation du diagnostic territorial partagé de la place Sainte-Madeleine (janvier-juin 2021, collectif Horizome).

Le 12 juin, dans le cadre des Ateliers citoyens organisés par la direction de proximité et la mission démocratie citoyenne, un débat ping-pong a été organisé sur place avec les acteur·rice·s associatif·ve·s, usager·e·s et élu·e·s, afin de revenir sur les points d’impact thématisés après l’analyse des divers entretiens individuels, micro-trottoirs, questionnaires et explorations sensibles. Un exemple illustré en sons ici avec la place des jeunes et les sports de loisir…

> C’est quoi la place des jeunes et des sports de loisir ?

La place Sainte-Madeleine est caractérisée par sa forte utilisation des jeunes usagers et usagères : écolier·e·s, collégien·ne·s, lycéen·ne·s… Ce sont les premiers à s’approprier cet espace public et en même temps, ils sont peu visibles dans les débats citoyens ou les ateliers de quartier.

Comme l’explique notamment Manuel Santiago, directeur du Cardek, il est nécessaire et primordial de laisser la place à ces usages et de faciliter l’appropriation habitante de la place Sainte Madeleine mais pour cela, il faut réussir à leur donner la parole…

C’est alors par la ruse de la narration radiophonique qu’on le prend aux mots, en composant un montage sonore qui redessine les contours des vies quotidiennes de la place Sainte Madeleine par les retours de ses plus proches usagers.

> Sources :

-ambiance sonore de la place Sainte-Madeleine, 12 juin 2021, 17h30, Pauline Desgrandchamp

-ping pong débat 12 juin 2021, AHBAK vs CARDEK, animation HORIZOME, Pauline Desgrandchamp

-échantillons issus de micro-trottoirs organisés dans le cadre des permanences artistiques menées par HORIZOME de février à juin 2021, place Sainte-Madeleine, devant le lycée Geiler et place des Orphelins, Marie-Élodie Savary, Camille Landru, Zaimo, Louis Moreau-Avila et Henintsoa Raveloson.

> « Madeleine voit la vie en vert – saison 2 »

Depuis janvier 2021, le collectif Horizome est missionné par la Direction de proximité de l’Esplanade-Krutenau-Bourse et son élue Aurélie Kosman, afin d’imaginer la suite du processus de végétalisation participative du périmètre SAINTE-MADELEINE. Pour y parvenir, il y déploie un processus participatif nommé méthodologie TRI_CO pour définir trois phases dans la temporalité d’un projet participatif : la co-compréhension, la co-conception et enfin la co-construction

Entre février et mai, une quarantaine d’entretiens ont été organisés avec l’ensemble des acteurs locaux et partenaires de la démarche, ainsi qu’une quinzaine de permanences artistiques in situ, permettant de récolter les témoignages des usager·e·s du périmètre SAINTE-MADELEINE.

Pour y parvenir, le collectif Horizome a proposé :

Des micros-trottoirs avec les usager·e·s et les commerçant·e·s,

Des entretiens individuels avec les acteur·rice·s associatif·ve·s et les directrices des écoles,

Des questionnaires avec les parents d’élèves des écoles Pasteur et Sainte-Madeleine,

Une balade sensorielle avec les enfants de la moyenne section du periscolaire Sainte madeleine et Pasteur.

Un débat ping pong et une restitution finale du diagnostic sous formes de cartographies sensibles.

Au pied de ma tour #9 Jeanjeanne Katerpillar le gladiateur vocal

> Rencontre radiophonique avec André :

André vient de Guinée Conakri, il habite à Strasbourg depuis un an. De nature déterminée, il veut aujourd’hui pouvoir partager simplement sa musique et rencontrer d’autres rappeurs.

Il vient enregistrer au studio de la Ruche, maille Catherine, depuis la fin août 2020 et débute un accompagnement professionnel avec le rappeur strasbourgeois Junior. Au travers de cette interview, il livre à coeur ouvert sa vision, ses combats et ses espoirs :

  • Son âge : 22 ans
  • Son blase : Jeanjeanne Katerpillar le gladiateur vocal
  • Son style : la positivité
  • Sa spécialité :  le reggae  rap  et  le  rap  trap
  • Sa devise : rigueur,  endurance et persévérance.

Roue arrière, premier clip de JJ4RPI’ART

J’irai manger chez Mariama

Mardi 10 novembre, Waïla, Pauline et Mariama se retrouvaient au local de la JEEP pour confectionner un plat typique du Sénégal, le poulet grillé et sa sauce yassa. Une recette familiale transmise de génération en génération…

Moins d’invités que d’habitude, reconfinement oblige, elles ont pu prendre le temps de la non mixité pour partager leur point de vue sur leur féminité.

Retour avec ce podcast sur le moment passé ensemble, un montage de Mariama et Pauline :

> Recette du soir : cuisses de poulet grillé et sa sauce yassa

Difficulté : *  // Temps de préparation : 45 minutes // Temps de cuisson : 45 minutes // Satisfaction gustative : *****

Ingrédient pour 4 personnes :

Nettoyer le poulet : enlever la peau, bien frotter les cuisses de poulet à l’eau froide. Si vous n’avez pas de vinaigre blanc, ajouter deux citrons pressés et du sel puis frotter de nouveau le poulet avec le tout.

Une fois bien propre, tailler les blancs de poulet pour aérer la chaire.

Ensuite, couper les légumes en petits dés : la carotte, les poivrons et les oignons. Émincer les gousses d’ail. Garder une partie pour la farce du poulet (1/4) et le reste pour faire la sauce (3/4).

Dans un saladier, mélanger aux cuisses de poulet, 5 cuillères à soupe de moutarde, un bouillon de poulet, le persil séché. Ajouter le paprika, le cumin et le piment doux. Bien rentrer la farce de petits légumes dans les entailles du poulet.

Mettre les cuisses de poulet au four.

Pendant ce temps, préparer la sauce yassa : utiliser le reste des légumes avec beaucoup d’oignons. Ajouter une demi cuillère à café de fond de veau (ou un bouillon de poule). Mélanger le tout avec beaucoup de moutarde, environ 4 à 5 cuillères à soupe. Faire chauffer une poêle à blanc. Verser le mélange puis ajouter 20 cl d’huile de tournesol. Recouvrir la poêle et laisser mijoter une vingtaine de minutes. Venir remuer la sauce pour vérifier qu’elle ne colle pas à la poêle.

À côté dans un saladier, verser 500g de riz une fois cassé. L’astuce de Mariama : mettre le saladier deux minutes au micro-onde pour faire torréfier le riz. Ensuite, bien rincer le riz à l’eau froide. Le verser dans une casserole d’eau avec une cuillère à soupe d’huile de tournesol. Laisser cuire en remuant pendant 20 minutes.

Vérifier la cuisson du poulet, il ne doit pas être trop grillé pour rester tendre.

Découper un citron en tranches. Sortir le riz et le poulet pendant que la sauce continue de caraméliser. Laisser le poulet au chaud.

Une fois que la sauce est bien cuite, mettre la table, servir le riz, une cuisse de poulet par personne, la sauce yassa et une tranche de citron pour finaliser l’assiette.

Un vrai délice !

Et pour terminer, un titre que Mariama voulait partager avec nous car il parle des ancêtres :

Au pied de ma tour #8 Cobralaz

Samedi 30 janvier, Abdou Ndiaye et son frère Fallou étaient au studio de la Ruche, maille Catherine, pour rencontrer Cobralaz alias Manro, rappeur et figurant dans la web série Au pied d’ma tour mais aussi ancien volontaire en service civique à HTP Radio. Pour la petite anecdote, c’est notamment lui, le concepteur du format de notre émission phare Au pied de ma tour, dédié à mettre en avant les personnalités du quartier…

> Rencontre filmée avec Manro :

Manro est un rappeur trap, il vient de la Eley, où il a formé avec son poto Kesko, leur gang de la 17 binks. Il revient sur son parcours, ses envies, sa vision et ses conseils…

  • Son âge : 23 ans
  • Son blase : Cobralaz
  • Son style : Trap
  • Sa spécialité : s’inspirer tout en restant soi même
  • Sa devise : « pas se mélanger, c’est pas contre vous, c’est pour mon image »

Pour suivre son actu, direction : snap manrostz et youtube 17binks music

Radio comptoir ! Nuits de la lecture

Dans le cadre des Nuits de la lecture 2021, les Médiathèques de Strasbourg et de l’Eurométropole ont préparé une création originale autour de la thématique du voyage, laissez-vous (em)porter !  

Nomades, touristes expérimentaux, cyclistes, anthropologue, musiciens racontent leurs voyages… Une heure d’émission pour vous faire voyager au travers d’univers sonores fabriqués collectivement spécialement pour l’événement. Une mise en sons et en voix par Alain Walther.

> Lecture de textes d’écrivaines-voyageuses :

Voyageuses intrépides, on vous écoute… C’est sur les ondes et réseaux que les bibliothécaires prêteront leur voix ample et vibrante aux mots d’aventurières

et nous emmèneront en mer lointaine, avec Anita Conti et Catherine Poulain, et en Asie, avec Ella Maillart et Caroline Riegel.

> Lecture de l’album Sasha et les vélos :

Azar est un vélo vert qui parle et connaît des vélos extraordinaires. Azar est le cadeau d’anniversaire de Sasha, qui l’emmène pour un voyage trépidant à travers le globe. C’est dans l’album Sasha et les vélos de Ariane Pinel et Joël Henry que vous retrouverez Azar. Ouvrez vos oreilles et écoutez l’album mis en voix et sons par Anne-Christine et Myriam, bibliothécaires à la médiathèque Neudorf.

> Lectures musicales d’extraits de Marc Roger et Thierry Brisack :

Montez à bord du Snark en compagnie de Charmian et Jack London et mettez les voiles ! À la barre, Marc Roger (lecteur) et Terry Brisack (musicien) avec qui vous affronterez les mers, les vents et les vagues du monde entier. Diffusion d’un extrait de la lecture musicale.

> Faites chanter votre vélo !

Ou… comment enregistrer les sons d’une bicyclette pour en faire de la musique !

> Ambiance musicale :

Inspiré par des samples de musiques d’ailleurs et par les mots de voyageurs et voyageuses, Philippe Bey alias Metacelse, discothécaire à la médiathèque Malraux, vous emmènera sur des pistes aux quatre coins du monde.

> Joël Henry et Franck Michel :

Auteurs-cyclistes et promoteurs de la mobilité active, Joël Henry et Franck Michel nous invitent à faire du vélo une véritable philosophie de vie. Pour eux, voyager, c’est autant contempler qu’explorer, sentir que ralentir.

C’est aussi trouver ou réinventer de nouvelles formes de déplacement et de nomadisme en arpentant les chemins du monde ou tout simplement les grands espaces de leurs villes.

Pour mieux connaître ces deux écrivains-voyageurs, rendez-vous en ligne sur le site de Joel Henry : latourex.org, ou, à lire, Pédale douce de Franck Michel, une ode au vélo et à la lenteur.

> Production :

Ce podcast a été composé et imaginé par les bibliothécaires des médiathèques de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, dans le cadre des Nuits de la lecture 2021 proposées par le Ministère de la Culture et produit par l’action culturelle des médiathèques.

Merci à Anne, Delphine, Christine, Bénédicte, Noëlla, Benoît et Jeanne  pour la programmation. À Bertrand, Renaud et Philippe pour les créations sonores et musicales. Merci à tous les intervenants qui ont prêtés leurs voix : Frédéric, Adeline, Luna, Joël, Ismaël, Renaud, Anne-Christine, Myriam, Bénédicte, Anne, Magali, Sabrina, Mathieu et Myriam.

HTP Reportage ! Rencontre avec une mère militante, Fatima Ouassak

Retour sur la venue de Fatima Ouassak, militante et mère engagée, à Hautepierre dans le cadre du Femfest 2020, un festival strasbourgeois qui tente de démocratiser la pensée féministe, avec ce podcast spécialement conçu pour HTP radio, signé manù :

> Une organisation horizontale entre femmes engagées

Un matin d’octobre, le café monte et ma coloc’ passe par la cuisine : « avec Femfest*, on accueille Fatima Ouassak à la Librairie Kléber le 14 octobre ! Puis elle viendra aussi prendre le dîner à l’asso du quartier gare Naadi Chaabi la veille. »

Qu’est-ce qu’elle dirait d’un petit-dej’ avec les femmes et mères d’Hautepierre ? On appelle Saadia, la présidente de Femmes d’ici et d’ailleurs dans la foulée. L’organisation est bouclée en quelques instants.

Et c’est comme ça que je me retrouve le mercredi 14 octobre chez « Tables et Cultures », un croissant dans une main, l’enregistreur dans l’autre, entourée d’une trentaines de femmes et de quelques hommes, venu·e·s pour l’occasion.


Le restaurant et traiteur associatif se trouve juste à côté du Auchan et de la place du marché de Hautepierre. Il a été créé il y a quelques années par trois femmes qui ouvrent régulièrement leur porte aux rencontres organisées par Femmes d’ici et D’ailleurs, une association d’entraide qui vise les femmes de toutes origines et tous âges.

> Qui est Fatima Ouassak ?

Fatima Ouassak vient notamment y présenter son livre « La puissance des mères, pour un nouveau sujet révolutionnaire ». Politologue, écrivaine, fondatrice du Fronts des mères, militante, maman… Elle se présente aussi comme femme arabe, musulmane, vivant dans un quartier populaire et issue de l’immigration post-coloniale. Au cours de la discussion, on comprend que ses différentes identités sont autant de raisons d’être discriminée, maltraitée. C’est en partant de ses situations concrètes d’oppression qu’elle nous raconte comment elle lutte. Certainement pas seule… Elle nous parle du Front de mères, le premier syndicat de parents en France. C’est en 2016 qu’elle a participé à le créer en réponse aux discriminations et violences institutionnelles diverses qui touchent les enfants.


Ses mots mêlent l’organisation collective contre ces injustices à la volonté de défendre et transmettre des langues, des mémoires et des héritages culturels communs au sein des classes et quartiers populaires.

Pour aller plus loin, vous pouvez commander son livre ici

> Et le Femfest, c’est quoi?

* Le festival Femfest est un projet né d’initiatives étudiantes et d’associations locales à Strasbourg en 2018. Il vise à démocratiser les théories féministes et à montrer la pluralité et la complexité des perspectives féministes.


L’association organise régulièrement des temps de rencontres et de discussions avec des femmes et collectifs traitant ses sujets (Lallab, Zin pour la Femme, …) ou encore des projections/débats autour des même thèmes.

Pour aller plus loin, vous pouvez les suivre via leur page facebook

> Sources utilisées :

-enregistrement de la rencontre et discussion avec Fatima Ouassak et Femmes d’ici et d’ailleurs chez Table et Culture, manue.

-Bande Organisée, REMIX VERSION FÉMININE, 2020