Archives de catégorie : HTP Créa

La radio qui se voit, la radio qui s’écrit, la radio qui fait du bruit ! Retrouvez HTP Créa, des traces sonores de la créativité made in HTP ! On y retrouve des docu-fictions reliant propos et imaginaire, des créations sonores originales, des émissions spéciales, des productions musicales et des clips de freestyle et hip hop, permettant de donner à entendre nos alter-réalités de Hautepierre.

Et si HTP Radio était un film? Et si HTP Radio était un plat? Et si HTP Radio était un animal? Et su HTP Radio était un ovni?

Comment la bikelife fera sa place ? LRT/1



Épisode 1
Vous écoutez LRT, la série au sujet des usages politiques du vélo à Strasbourg ! La roue tourne !

Amin, Alek, et de nombreux bikelifers se retrouvent place Kléber, à Strasbourg, pour montrer leurs figures à vélo. Qui sont-ils? Et qui met des bâtons dans leurs roues?  Face aux « insh’allah tu tombes », face aux critiques d’horizons diverses, les bikelifers se renforcent. Vesqui la mort, et repousser la limite!

« Arrête de cabrer ton vélo ou je te mets une amende »

témoignage d’un bikelifer

Radio comptoir! Chapitre 2: gentrifications ? / Non à l’expulsion du Wagon Souk!

Suite du  plateau radio made in HTP le mardi 26 octobre 2021, où l’on parle de l’expulsion annoncée du Wagon Souk, lieu alternatif à Koenigshoffen, Strasbourg. Toujours accompagné.es de Zaï Mo et Hélène Humbert, toustes deux responsables de l’association Sauver Le Monde, dont le Wagon Souk est le siège, nous apprenons, dans ce chapitre 2, à dire – et écouter – ce que serait une ville meilleure, et quelles formes on pourrait donner à une gentrification idéale. Définition.

Des ouvrages qui ont enrichi notre échange

Usul. Gentrification: à qui la faute ?

Marie Chabrol, Anaïs Collet, Matthieu Giroud, Lydie Launay, Max Rousseau, Hovig Ter Minassian, Gentrifications, Paris, Amsterdam Editions, 2016.

DKR  Booba 

Radio comptoir! Chapitre 1: une situation: l’expulsion / Non à l’expulsion du Wagon Souk!

Le mardi 26 octobre 2021 se tenait un plateau radio made in HTP (hautepierre) pour parler de l’expulsion annoncée du Wagon Souk, lieu alternatif à Koenigshoffen, Strasbourg. On a ouvert nos micros à Zaï Mo et Hélène Humbert, toustes deux responsables de l’association Sauver Le Monde, dont le Wagon Souk est le lieu. Si la conclusion de cet échange,  non à l’expulsion, est évidente, la discussion permet quand même de prendre la température des émotions que suscite la nouvelle. Mais c’est aussi l’occasion de prendre la tension des idées politiques mobilisées pour contrecarrer, négocier, renâcler, l’expulsion d’un lieu radical et original, pour toustes. Chapitre 1: exposé d’une situation de gentrification.

Des ouvrages qui ont enrichi notre échange

Qui en veut au Wagon Souk, tiers-lieu social ? vidéo youtube, chaîne justice et liberté.

Une chanson de KDD – Une couleur de plus au drapeau

Un film de Jean-Louis Bertuccelli, Le droit à la ville de Henri Lefebvre, 1976.

Pile, permis de démolir. Un film de Simon Pillan & Lucas Roxo , 2019.

La chanson recommandée par Zaï Mo

Nsitou Li Nseni – Samara

Les histoires d’Hakim #1

Hakim Elhadouchi raconte l’histoire des moments passés au quartier, des bribes de souvenirs qui réapparaissent au détour d’une image, d’une odeur, d’un mot ou d’un son. C’est l’histoire également de jeunes de la maille Eléonore qui aujourd’hui sont devenus des pères de famille. C’est l’histoire d’une époque pour toute une génération d’enfants d’immigrés…

Dans le cadre d’une collaboration avec le studio LA ruche et HTPRadio, voici le premier épisode des histoires de Hautepierre, mis en musique par le beatmaker Amine :

HTP en 1975, par Frédéric Luckel

HTP explore ! La place politique des femmes

Entre avril et juin 2021, Sarah Bordel, étudiante en master design projet à l’Université de Strasbourg, a réalisé un stage au sein de HTP radio afin d’interroger par l’outil radiophonique la place politique des femmes et leur rapport à l’espace public strasbourgeois, objet de son mémoire de fin d’étude intitulé « Un ville pour tou·te·s ? »

C’est avec les voix de Geneviève Manka, Fleur Laronze, Barbara Morovich, Maryame Tinani et la complicité de Pauline Desgrandchamp et Hélène Humbert que vous allez découvrir à travers ce podcast à quel point le fait d’être une femme nous engage au quotidien.

Enregistré ici et là dans l’espace public strasbourgeois afin de pouvoir se l’approprier en tant que femme ou dans des lieux eux-mêmes engagés, cet épisode révèle aussi bien la force, l’empathie et l’engagement chez ces femmes, tout autant de qualités qui les aident à se battre et s’exprimer au quotidien contre les inégalités.

> Sources utilisées :

-entretien avec Geneviève Manka, maille Karine, Hautepierre, 17 mai 2021,

-entretien avec Fleur Laronze, Perestroïka, quartier Gare, 22 mai 2021,

-entretien avec Barbara Morovich, , Wagon souk, Koenigshoffen, 28 mai 2021,

-entretien avec Maryame Tinani, Perestroïka, quartier Gare, 8 juin 2021,

-un extrait d’archives de l’INA « Etre une femme, c’était mieux avant ? » 1983, https://www.youtube.com/watch?v=twmc-ndLTWs

-un passage du livre Rêver l’obscur, femmes, magie et politique de Starhawk (1997). Lecture : Sarah Bordel.

-un passage du livre Un féminisme décoloniale de Françoise Verges (2019), éditions La fabrique. Lecture : Hélène Humbert.

-un extrait du titre #Balancetonporc de Chilla. https://www.youtube.com/watch?v=QYAYnGu_iaw

Bonne écoute 😉

> Une ville pour tou.te.s ?

 » Cet exercice de recherche s’ancre dans un sujet d’actualité, le harcèlement de rue. Il questionne et fait état d’un espace public genré et déconstruit des schémas afin de pouvoir évoquer des réponses qui permettent une meilleure inclusion de tou.te.s dans la ville. C’est donc en faisant cet exercice de remise en question que l’on arrive à dénoncer des comportements tels que le harcèlement de rue.

J’invite donc les lect.eur.rice.s de ces lignes à requestionner leurs privilèges dans l’espace public pour qu’iels puissent se rendre compte du problème et protester contre.

Ce mémoire est un travail ancré dans le féminisme, un féminisme inclusif comme il est important de le rappeler mais aussi critique de part sa vision de la société. Il se construit autour de ces notions. Aujourd’hui les combats féministes sont d’actualité, pourtant l’accès à l’espace public continue d’être inégal en fonction du genre. Mais de plus en plus de femmes en ont marre de toujours se retrouver au second plan, leur condition qu’on leur a toujours donnée ne leur convient plus, elles veulent une égalité femmes/hommes, aujourd’hui elles veulent se battre.

Ce mémoire m’a permis en tant que femme et féministe d’en apprendre d’avantage sur les conditions actuelles des femmes et ce qui a pu nous mener ici, car depuis aussi loin qu’on puissent en parler, les hommes ont toujours diriger la société. J’ai pu mieux comprendre comment sociologiquement parlant, avant de se manifester par l’urbanisme des villes, les femmes ont été rangées dans une case qu’elles ne sont jamais censé quitter sous garde de se faire traiter d’hystérique (car c’est bien connu seul les femmes le sont). Et c’est par ce statut que, parallèlement, la société s’est construite sans elles, dirigés par des hommes pour qui le seul rôle des femmes étaient de lui donner tout son intérêt, de le valoriser, de s’occuper de sa progéniture et en plus d’être toujours parfaite à ses yeux. Depuis toujours les villes sont donc difficilement ouvertes aux femmes, elles ne reflètent qu’un sentiment de gêne, d’espace de transition, de peur, mais aussi de soumission aux regards des hommes. Ainsi le harcèlement de rue découle de cette perpétuelle “entourloupe” qui a toujours appris aux hommes qu’ils étaient au centre de la société, qu’ils dominaient l’espace public et que les femmes n’étaient que des objets de désirs à saisir au passage peu importe la manière.   

  J’ai pu à travers ce mémoire faire le constat que je connaissais déjà (en partie) à travers les privilèges des hommes et les chiffres qui sont là pour nous rappeler que ce n’est pas encore gagné et que le chemin va être long. Je pense que toi qui lis ça tu vas emprunter le même chemin que moi et te déconfir petit à petit au début de la lecture de celui-ci, mais c’est un passage obligé. C’est un passage obligé car il faut que tu sois assez remonté.e pour pouvoir premièrement encaisser parce que tu n’es pas au bout de tes peines mais aussi pour ensuite que tu puisse aussi percevoir une lueur d’espoir et que tu puisses te rendre compte du chemin déjà parcouru. Alors oui le chemin va être long mais j’ai pu constater à travers ce mémoire qu’en déconstruisant les privilèges des hommes et leur mise en place, on pouvait mieux appréhender et amener des solutions à des problèmes, qu’ils soient sociaux ou spatiaux. Aussi en prenant le points de vue d’une femme nous pouvons amener les personnes à utili – ser l’empathie en essayant de les mettre à la place de victime pour qu’iel puisse ressentir ce que pourrait ressentir une femme dans l’espace public ou quand elle subit su harcèlement de rue. C’est en changeant   ces points de vue que l’on permet à la population de se réveiller et d’être outré par cette réalité et qu’on peut espérer tendre à une égalité dans la conception de notre société et de l’espace public. Dans ce mémoire qui aborde un sujet très large et complexe, j’ai d’abord dû me pencher sur des questions sociologiques pour pouvoir m’armer correctement et pouvoir appréhender au mieux ce que j’allais pouvoir étudier. J’ai donc fait le choix de parler du point de vue sociologique dans un premier temps pour parler du commencement, comme l’invisibilisation des femmes, leur sous représentation, la domination des hommes, et j’en passe. J’ai donc pu étudier notre société ainsi que celle-ci perçue et appréhendée par les femmes. Comment pouvait se sentir une femmes dans notre société et surtout comment le faire comprendre avec des mots, mes mots, à un maximum de personnes. J’ai par la suite après avoir déconstruit cette notion, m’attaquer à son application dans le domaine du design. Étonnement je suis partagée entre un sentiment de fierté lié aux nombres de projet porteur des valeurs défendues ici que j’ai pu trouver; mais j’ai aussi été plutôt frustré qu’il y en ai pas plus, car ça me semble tellement logique et important. Mais au moins ces projets sont porteurs de valeur importante et permettent d’appréhender l’avenir avec un peu (mais vrai – ment un peu) plus de sérénité. Pour finir lors de mon travail j’ai pu y découvrir une notion du design que je connaissais vaguement, celui du design critique. J’ai pu l’étudier et ça a été une révélation pour moi lors de la conception de ce mémoire car j’ai pu voir qu’à travers les méthode et de constant re-questionnement du design critique, des possibles réponses pouvaient être apporté à des questionnement comme le mien, j’ai donc pu y trouver une possible réponse.  d’être une femme de nos jours. J’ai essayé de donner les cartes et les différents outils possibles afin de pouvoir déconstruire les privilèges et la société mise en place aujourd’hui. Car malheureusement ces sujets ne sont pas la priorité et comme on a pu le voir dans ce mémoire on a beau être nombreu.ses.x à vouloir du changement tant que les hommes ne sont pas près à nous écouter ça risque d’être long et compliqué. Heureusement des débuts de solutions et de méthodes émergent çà et là dans le monde afin de rendre au femme la place qu’elles méritent dans l’espace public pour des villes et un monde plus égalitaire car c’est la ville qui doit s’adapter aux femmes et non l’inverse.

Comme j’ai pu le dire il n’y a pas de réponse toute faite pour contrer le harcèlement de rue mais (comme ça a pu ressortir lors de mon questionnaire) pour beaucoup c’est une question d’éducation. Pour environ 54 % des répondant.e.s l’éducation sur ces sujets est remise en cause car faute de pouvoir l’étudier à l’école, chacun doit se construire seul en essayant de traiter les informations vraies ou fausses, légitimes ou ridicules. Se déconstruire et déconstruire la place des femmes dans notre société est une réponses et c’est à travers les exemples de designer et le design critique que l’on a pu voir que des solutions étaient possible pour faire en sorte d’adapter la ville afin que les femmes y retrouvent leur place, comme dans la société. Une telle déconstruction pourrait enfin permettre de mettre fin aux inégalités ce qui induirait la fin du patriarcat ainsi que celle du harcèlement de rue car aucune démonstration de pouvoir n’aura besoin d’être faite.

Tenter de déconstruire et re-questionner un espace dont nous avons toujours profité sans réellement se poser de questions permet de mettre en lumière des éléments qui ne sont jamais réellement visibles. Se poser ces questions c’est aussi permettre à ces espaces, la possibilité de s’ouvrir et de se redéfinir à travers le regard de ses utilisat.eur.rice.s. Être une femme dans l’espace public et prendre conscience de ces inégalités est déjà un grand pas pour faire en sorte que les choses changent. Il faut désormais s’ouvrir à de nouveaux horizons et méthodes afin de les comprendre pour agir au mieux par la suite. Le design critique est un axe à soulever en parallèle de ces questionnements car l’un et l’autre peuvent travailler ensemble afin de peut être envisager de nouvelles solutions durables et inclusives.  Alors comment le design critique peut-il servir à développer un design des villes inclusives pour les femmes aussi ? Car comme j’ai pu le montrer dans mon travail de mémoire, en prônant l’inclusivité et l’égalité on détruit le rapport de force qui régit les hommes et donc le harcèlement de rue. »

Sarah Bordel (2021), Une ville pour tou.te.s, mémoire de fin d’étude, master design projet, sous la direction de Nolwenn Maudet, Université de Strasbourg, 120p.

HTP Sample ! L’immonde d’après

Les rappeurs L.A.R. et Ridfauve sont venus début de l’année à HTP radio retrouver Pauline et Louis pour échanger leur point de vue autour de la récente proposition de loi dite « sécurité globale », aujourd’hui adoptée par l’Assemblée nationale après quelques modifications.

Retour en sons avec ce docu-fiction signé par Louis Moreau-Avila, volontaire en service civique à HTP radio entre janvier et juin 2020 :

> Prise de position :

Le parti-pris ici n’est effectivement pas neutre, car selon nous, en tant que média hautepierrois, il est nécessaire d’interroger de manière critique ce projet de loi. Ce n’est pas pour autant un discours « anti flics », posture trop facile et simpliste pour être soutenue… Il s’agit plutôt de permettre à chacun·e de s’interroger sur des appellations de plus en plus dangereuses comme le fait de relier « sécurité » et « globalité », ou encore « quartier » et « reconquête républicaine »… Nous ne sommes pas dupes, les mots ont effectivement un sens… Qu’est-ce que cela raconte de la société dans laquelle nous vivons ? En quoi le monde d’après paraît finalement de plus en plus immonde ?

manifestation contre la loi « sécurité globale », 28 novembre 2020 à Strasbourg

> Sources extraites et liens vidéo :

Ambiance sonore, manifestation du 28 novembre 2020, Strasbourg, Pauline Desgrandchamp

Titre musical, Le Rat Luciano, On hait. https://www.youtube.com/watch?v=hv6lAZyhOqg 

Teaser, Kery James, Faut-il désamorcer la police ? https://m.facebook.com/keryjamesofficial/videos/faut-il-d%C3%A9sarmer-la-police-carte-blanche-de-kery-james-au-th%C3%A9%C3%A2tre-du-rond-point-/10160269287890235/ 

Titre musical, L.A.R. Ft Sparrow, Moula Gang. https://www.youtube.com/watch?v=n2qUsJWFzv8 

Titre musical, Cut killer, BO du film La Haine, Matthieu Kassovitz, https://www.youtube.com/watch?v=USjLKlSovdU

Entretien avec le chercheur en sciences politiques Francis Dupuis-Déri, « Démocratie : Marketing politique pour les pauvres?», chaîne Thinkerview. https://www.youtube.com/watch?v=1wF5FMUtHDM

Titre musical, Ridfauve, Favela. https://www.youtube.com/watch?v=GQT8gZao3-g

Documentaire « De quel droit ? » sur la loi sécurité globale, Karine Parrot et Stéphane Elmadjian. https://kparrot.gitlab.io/securite-globale-de-quel-droit/

Ambiance sonore, manifestation du 12 décembre 2020, Strasbourg, Louis Moreau-Avila

Ambiance sonore, manifestation du 17 décembre 2020, Strasbourg, Julien Rodriguez

Titre musical, Louis Moreau-Avila, Football et flashball.

plateau radio avec L.A.R. et Ridfauve, 30 janvier 2021

> Pour allez suivre les dernières nouvelles de L.A.R. direction : youtube et celles de Ridfauve : youtube.

Au pied de ma tour #9 Jeanjeanne Katerpillar le gladiateur vocal

> Rencontre radiophonique avec André :

André vient de Guinée Conakri, il habite à Strasbourg depuis un an. De nature déterminée, il veut aujourd’hui pouvoir partager simplement sa musique et rencontrer d’autres rappeurs.

Il vient enregistrer au studio de la Ruche, maille Catherine, depuis la fin août 2020 et débute un accompagnement professionnel avec le rappeur strasbourgeois Junior. Au travers de cette interview, il livre à coeur ouvert sa vision, ses combats et ses espoirs :

  • Son âge : 22 ans
  • Son blase : Jeanjeanne Katerpillar le gladiateur vocal
  • Son style : la positivité
  • Sa spécialité :  le reggae  rap  et  le  rap  trap
  • Sa devise : rigueur,  endurance et persévérance.

Roue arrière, premier clip de JJ4RPI’ART

Au pied de ma tour #8 Cobralaz

Samedi 30 janvier, Abdou Ndiaye et son frère Fallou étaient au studio de la Ruche, maille Catherine, pour rencontrer Cobralaz alias Manro, rappeur et figurant dans la web série Au pied d’ma tour mais aussi ancien volontaire en service civique à HTP Radio. Pour la petite anecdote, c’est notamment lui, le concepteur du format de notre émission phare Au pied de ma tour, dédié à mettre en avant les personnalités du quartier…

> Rencontre filmée avec Manro :

Manro est un rappeur trap, il vient de la Eley, où il a formé avec son poto Kesko, leur gang de la 17 binks. Il revient sur son parcours, ses envies, sa vision et ses conseils…

  • Son âge : 23 ans
  • Son blase : Cobralaz
  • Son style : Trap
  • Sa spécialité : s’inspirer tout en restant soi même
  • Sa devise : « pas se mélanger, c’est pas contre vous, c’est pour mon image »

Pour suivre son actu, direction : snap manrostz et youtube 17binks music

Radio comptoir ! Nuits de la lecture

Dans le cadre des Nuits de la lecture 2021, les Médiathèques de Strasbourg et de l’Eurométropole ont préparé une création originale autour de la thématique du voyage, laissez-vous (em)porter !  

Nomades, touristes expérimentaux, cyclistes, anthropologue, musiciens racontent leurs voyages… Une heure d’émission pour vous faire voyager au travers d’univers sonores fabriqués collectivement spécialement pour l’événement. Une mise en sons et en voix par Alain Walther.

> Lecture de textes d’écrivaines-voyageuses :

Voyageuses intrépides, on vous écoute… C’est sur les ondes et réseaux que les bibliothécaires prêteront leur voix ample et vibrante aux mots d’aventurières

et nous emmèneront en mer lointaine, avec Anita Conti et Catherine Poulain, et en Asie, avec Ella Maillart et Caroline Riegel.

> Lecture de l’album Sasha et les vélos :

Azar est un vélo vert qui parle et connaît des vélos extraordinaires. Azar est le cadeau d’anniversaire de Sasha, qui l’emmène pour un voyage trépidant à travers le globe. C’est dans l’album Sasha et les vélos de Ariane Pinel et Joël Henry que vous retrouverez Azar. Ouvrez vos oreilles et écoutez l’album mis en voix et sons par Anne-Christine et Myriam, bibliothécaires à la médiathèque Neudorf.

> Lectures musicales d’extraits de Marc Roger et Thierry Brisack :

Montez à bord du Snark en compagnie de Charmian et Jack London et mettez les voiles ! À la barre, Marc Roger (lecteur) et Terry Brisack (musicien) avec qui vous affronterez les mers, les vents et les vagues du monde entier. Diffusion d’un extrait de la lecture musicale.

> Faites chanter votre vélo !

Ou… comment enregistrer les sons d’une bicyclette pour en faire de la musique !

> Ambiance musicale :

Inspiré par des samples de musiques d’ailleurs et par les mots de voyageurs et voyageuses, Philippe Bey alias Metacelse, discothécaire à la médiathèque Malraux, vous emmènera sur des pistes aux quatre coins du monde.

> Joël Henry et Franck Michel :

Auteurs-cyclistes et promoteurs de la mobilité active, Joël Henry et Franck Michel nous invitent à faire du vélo une véritable philosophie de vie. Pour eux, voyager, c’est autant contempler qu’explorer, sentir que ralentir.

C’est aussi trouver ou réinventer de nouvelles formes de déplacement et de nomadisme en arpentant les chemins du monde ou tout simplement les grands espaces de leurs villes.

Pour mieux connaître ces deux écrivains-voyageurs, rendez-vous en ligne sur le site de Joel Henry : latourex.org, ou, à lire, Pédale douce de Franck Michel, une ode au vélo et à la lenteur.

> Production :

Ce podcast a été composé et imaginé par les bibliothécaires des médiathèques de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, dans le cadre des Nuits de la lecture 2021 proposées par le Ministère de la Culture et produit par l’action culturelle des médiathèques.

Merci à Anne, Delphine, Christine, Bénédicte, Noëlla, Benoît et Jeanne  pour la programmation. À Bertrand, Renaud et Philippe pour les créations sonores et musicales. Merci à tous les intervenants qui ont prêtés leurs voix : Frédéric, Adeline, Luna, Joël, Ismaël, Renaud, Anne-Christine, Myriam, Bénédicte, Anne, Magali, Sabrina, Mathieu et Myriam.

HTP mix ! Braves_htp20

Dans le cadre du premier chapitre de la résidence artistique de Johanna Rocard à Hautepierre sous le signe des rituels de courage, une collaboration dansante a été orchestrée avec plusieurs personnalités de HTP. Chacun·e a pu alors partager son morceau musical fétiche qui lui donne du courage et qui plus est, en temps de crise.

Une mixtape HTP radio signée Marie-Élodie Savary diffusée dans le cadre de la restitution de résidence de Johanna Rocard, organisée le 29 octobre 2020 au pied de l’immeuble du 42, avenue Racine.

Avec les titres pour danses du courage proposés par Elhadj, Abdou, Mikail, Hasret, Adri, Pauline et Ilhame, Dalila, Sanah, Nora, Saadia, Femmes d’ici et d’ailleurs.

> Braves_htp20, une résidence artistique de Johanna Rocard

« Strasbourg, juillet 1518. Des dizaines de personnes se mettent soudainement à danser dans les rues de Strasbourg, rien ne semblent pouvoir les arrêter. On parle de folie dansante. à diverses époques de l’histoire, l’humanité est saisie d’irrésistibles besoins de déplacements et de mouvements.

Ainsi, les danseuses folles et les danseurs fous survivent et perdurent l’idée que ce sont les jeunes, les femmes, les précaires, les « autres » qui se laissent emporter par les danses non codifiées. Semble alors qu’est qualifiée de folie toute manifestation d’une grande émotion. 

Si les rituels anciens ont été oubliés ou se sont fait coloniser, résistent encore les danses de rues et de sols, celles dites sauvages, comme des espaces de soins et de révoltes. 

Strasbourg, 2020. Braves HTP_20 est une invitation à réveiller les fantômes de la grande folie de 1518 et recréer avec les habitant.e.s du quartier de Hautepierre des espaces dédiés aux danses de sols comme outils de résistances et d’enthousiasmes collectifs. Deux temps sont prévus, une version automnale comme un entraînement et un rituel printanier pour fêter les beaux jours.

En ces temps de crises où les corps sont limités, empêchés, violentés, il est nécessaire de continuer à danser pour conjurer le mauvais sort. »

Johanna Rocard,

Braves_htp20, chapitre I

Pour aller plus loin, suivez le compte insta de sa résidence.

Danse rituelle d’Elhadj, photo de Johanna Rocard

> Sources utilisées :

00:00 – 01:39 : Intro, voix et enregistrement ambiant – Johanna Rocard
01:39 – 06:13 : Nancy Ajram – Aah w noss
06:13 – 09:46 : Tarab Shaabi – Jenno Netto (DJ Sweet edit)
09:46 – 13:40 : Jalal Hamdaoui – Zineb
13:40 – 14:12 : « Tout le monde a quelque chose à dire », enregistrement ambiant – Johanna Rocard
14:12 – 18:09 : Cheba Yamina
18:09 – 24:08 : Zina Daoudia – So far exclusive 2018
24:08 – 25:04 : « J’ai fait une chorégraphie », enregistrement ambiant – Johanna Rocard
25:04 – 29:54 : Ino Nakeed – Namaste Babuji
29:54 – 33:09 : Oyna production
33:09 – 36:16 : Fairuz – Bint el shalabiya
36:16 – 38:57 : It’s a man’s world – James Brown
38:57 – 43:04 : Juicy official – Notorious Big
43:04 – 48:24 : Public enemy – Fight the power
58:24 – 52:22 : Propaganda
52:22 – 55:01 : Rakh
55:01 – 57:30 : Champion’s league – Mhd

Les photographies de Johanna Rocard présentes dans cet article, sont proposées sous licence Creative Commons CC-BY-NC_ND

> C’est quoi une résidence artistique?

Une résidence d’artiste désigne bien souvent un lieu ou une structure culturelle qui accueille un ou une artiste à venir s’immiscer dans le temps et l’espace de leur propre contexte ou territoire, pour y imaginer un projet, une démarche.

La résidence d’artiste est ainsi une manière de venir habiter la ville et le processus de création de l’artiste permet de donner son propre point de vue sur les usages de cette ville. Il s’agit d’une logique de don/contre don entre l’artiste et la structure d’accueil de la résidence, c’est-à-dire que l’artiste va partager sa posture, ses émotions, ses doutes et la structure qui l’accueille va appuyer son travail en termes techniques, administratifs et financiers.

Pour aller plus loin sur la compréhension de ce format, un article de Hugues Bazin (2000) autour des résidences d’artistes au sein des quartiers populaires.